Aujourd'hui, nous allons rendre hommage à un réalisateur qui fût un génie dans son domaine : Stanley Kubrick, en parlant d'un film qui n'est pas un film anticapitaliste ou révolutionnaire mais qui est très intéressant sur le plan de la réflexion politique.

Docteur Folamour (ou : comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer la bombe) : Ce film pourrait presque être classé dans le registre de l'anticipation. Le scénario est simple : en pleine guerre froide, les tensions entre les Etats Unis et l'URSS sont à leur apogée. Le général Jack D. Ripper, visiblement complètement paranoïaque, décide d'envoyer des bombardiers B-52 sur l'URSS. Le président américain tente alors d'éviter la guerre nucléaire en contactant son homologue soviétique via le téléphone rouge.

La seule solution est de donner à l'URSS la position des avions afin de les détruire mais l'un des B-52 se retrouve sans communication et indétectable par les radars. Le gros problème est que l'URSS a mis au point une "machine infernale" qui déclenche automatiquement un holocauste nucléaire en cas d'attaque. Le Docteur Folamour, un ancien nazi propose alors une solution plus que particulière pour sauver l'humanité.

Le génie de Kubrick dans ce film se trouve dans la façon dont il traite la course aux armements mais aussi dans la stupidité de la hiérarchie militaire et l'incompétence des politiciens. Il montre aussi comment les criminels nazi furent réemployer à lutter contre l'ennemi lors de la guerre froide.